L’Arménie

La république d’Arménie est un pays du Caucase, frontalier avec la Turquie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan et l’Iran, dénombrant 2 998 600 habitants (janvier 2016).

Sa capitale, Erevan, compte 1 060 138 habitants (2011).

 

Faits historiques importants:

  • L’Arménie est le premier pays du monde à déclarer le christianisme comme religion d’Etat en l’an 301.
  • La république d’Arménie a également subi un important génocide entre 1915 et 1916 (reconnu par la France depuis le 29 janvier 2001), où 2/3 de la population Arménienne a perdu la vie par déportation et massacres.
  • Plus récemment, le pays, classé au 136ème rang mondial en termes de PIB (2013), a dû recourir à l’aide du FMI en 2009, suite à une forte récession. Cependant, depuis 2010, l’Arménie connait une croissance relativement stable. De plus, le gouvernement a lancé un certain nombre de réformes afin d’améliorer la compétitivité et l’environnement des affaires du pays.
  • Malgré un fragile équilibre régional, marqué par des conflits avec l’Azerbaïdjan et la rupture des relations diplomatiques avec la Turquie, l’Arménie entretient de bonnes relations de voisinage avec l’Iran, la Géorgie et la Russie, elle bénéficie d’une situation intérieure stable, avec un cycle d’importantes réformes constitutionnelles en cours.

 

La santé en Arménie

Après la dissolution de l’URSS, dont l’Arménie était la plus petite république, le pays n’a pu que constater l’effondrement de son système de santé, lié aux difficultés économiques et frontalières : délabrement des structures de santé publique, dégradation des conditions de travail, personnel démoralisé…

De nos jours, le système de soins Arménien est régi par une organisation élémentaire appliquée à tout le pays, mais son efficacité et l’accès des patients aux soins restent relativement limités, faute de budget.

Toutes les spécialités de médecine sont représentées, plus ou moins bien réparties, mais pas toutes les nouvelles technologies; ainsi la population la plus aisée préfère se faire opérer à l’étranger.

En terme de thérapie manuelle, on y trouve des kinésithérapeutes encore en mal de reconnaissance de la part du ministère de la santé et du grand public, bien que formés en bonne et due forme, ainsi que quelques «rebouteux», qui traitent le patient par diverses méthodes hétéroclites, sans reconnaissance.

Au moment de choisir notre lieu d’intervention pour notre première mission, notre attention s’est portée sur ce pays puisque l’année 2015 était l’année du centenaire du génocide des Arméniens. Ce pays rentrait parfaitement dans nos critères de sélection (en rapport avec les statuts de notre association). En effet, il n’y existait pas encore d’ostéopathie et il pouvait être considéré comme un « pays en voie de développement ». De plus, au vu du peu de moyens de cette association en cours de lancement, il fallait que les différents bénévoles (principalement des étudiant.e.s en ostéopathie), puissent payer un billet d’avion à des prix abordables, avantage que l’Arménie présentait en plus du reste. Notre décision était donc prise !